Christian PUECH

Artiste photographe, explorateur, biographe, défenseur actif de l’environnement.
VOIR, PENSER, CONCEVOIR.
Fils de l’«architecte» prospectiviste et peintre Adrien Puech, Christian Puech aurait pu suivre le chemin tout tracé par son père, après quelques études d’architecture. C’est d’ailleurs dans le Var qu’il exerce quelques années. Il revient cependant vers ses racines languedociennes et devient écrivain - vigneron pendant plus de dix ans. Puis marchand et expert d’oeuvres d’art, explorateur et artiste photographe, ce qui éclaire sur sa curiosité et son envergure multidisciplinaire.

Il est l’auteur des premières monographies parues sur d’importants artistes injustement méconnus, comme Paul Dardé (ISBN : 2-9504899- 1-5), Issac Dobrinsky (ISBN : 978-2-917999-00-4), José Mange (ISBN : 2-9504899-1-5) ; Adrien Puech (Internet : mtp le grand Montpellier, rubrique personnalités).
Il travaille depuis de nombreuses années, avec «un oeil universel» selon le journaliste Donato Pelayo, sur ce thème important «peuples et cultures du monde en voie d’extinction». Par ses photographies, expositions, vidéos et écrits, Christian Puech permet de les découvrir et de les apprécier, car leur connaissance participe à l’ouverture d’esprit et facilite le vivre ensemble. Ses recherches concernent aussi d’autres thèmes photographiques s’y rapportant tel que « la liberté de choix de vie », si contestée aux premières nations ayant survécu depuis le 16ème siècle aux « conquêtes » européennes. Souvent, ces peuples ont hébergé l’explorateur- photographe dans les contrées inhospitalières ou dangereuses qu’il a parcourues sac au dos : Amazonie, Himalaya, Afrique de l’Est, désert du Danakil, Madagascar, Amérique latine et du sud…
Il a également travaillé sur d’autres thèmes comme : «La terre n’en peut plus» et «L’art sacré au pays des Mayas et Aztèque » et aussi sur un sujet inédit : «L’art et la manière de porter ses rides dans d’autres civilisation». Tous ont fait l’objet d’expositions.
Ses recherches sur le portrait, l’urbain, le paysage, associent parfois la peinture à la photographie. Christian Puech a réalisé ou participé à plus de quinze expéditions en Amazonie, Himalaya, Afrique de l’Est, en Amérique centrale et du sud, Madagascar (où il pourrait bien avoir découvert le dernier Mikéa),… De nombreuses expositions photographiques et conférences ont dévoilé ses recherches et fait l’objet d’articles et d’interview radiophoniques et télévisuels tant à l’étranger (Brésil, Madagascar, Nicaragua, Guatemala…) qu’en France. Ses clichés ethno-photographiques sont actuellement recherchés des collectionneurs. Deux carnets de voyages photographiques sont en voie d’achèvement et de publication. Christian Puech a participé également à de nombreux salons du livre.

 

L’exposition

Peuples et cultures en voie d’extinction.

Dans une ou deux générations les derniers peuples traditionnels ayant survécus aux conquêtes des cinq derniers siècles auront disparus ; ils sont notamment victimes de la globalisation, de la dureté des rapports entre blancs, métis et indiens, de la pollution ou des conséquences du réchauffement climatique. Quand la globalisation aura fini son «oeuvre», il y aura sans doute dans l’humanité formatée, et par instinct de survie, un retour de l’appartenance : «l’indifférenciation c’est la mort » selon Edgar Morin.

Or, de tous ces peuples traditionnels et cultures millénaires nous n’avons pas su retenir grand-chose, pas plus que des enseignements centenaires de l’évolutionniste DARWIN sur la biodiversité. Sans tomber dans un romantisme exotique, leurs rapports au monde et à la biodiversité ainsi que leur respect de l’environnement, pourraient être un apport important pour l’avenir de l’humanité et la planète. C’est en termes de bénéfices pour tous que nous oeuvrons. Pour avoir vécu avec certaines de ces communautés indigènes parfois sans écriture, j’ai été touché par leur générosité, leur intelligence, tout en explorant leurs mondes secrets et magiques en survivance. Mais pour combien de temps encore ?

 

 

Au regard d’un sujet aussi important, qu’urgent et vaste, mes expositions photographiques tentent d’ouvrir tout un champ d’interrogations sur la diversité humaine et intellectuelle. Sans prétendre apporter de réponses, j’essaie d’établir des convergences artistiques, culturelles et sociales entre ces destins, ces lieux singuliers ou mystiques de vies, et les évènements historiques qui les ont façonnés.

Aussi, lorsque ma conscience ou mon esthétique rencontrent une réalité en voie d’extinction ou révoltante qui a du sens, je saisis l’instant dans sa beauté ou dans sa violence. C’est ma modeste participation à l’histoire contemporaine des peuples et au «dialogue entre les cultures» qui est l’une des clés du mieux vivre ensemble. Ce qui devrait être - semble-t-il - l’objectif suprême de la culture.

Un livre ethno-photographique paraîtra fin 2016 aux Editions Vision d’Art.