Julie PONCET

Julie Poncet, née en 1982, est auteur-photographe depuis 2013. Après cinq ans d'expatriation au Maroc en tant qu'agronome, elle se tourne vers la photographie et en explore les capacités narratives.
Sa démarche photographique est scénaristique; elle puise son inspiration tant chez les photographes (Erwin Olaf, Mac Adams) que chez les réalisateurs (Alfred Hitchcock, Wong Kar Wai, Wes Anderson). Elle s'inscrit dans la continuité du Narrative Art, et conduit le spectateur à pénétrer un univers, à se l'approprier, et y construire sa propre histoire. Ses photos constituent un point de départ vers une histoire qu'il appartient à chacun de construire ou de compléter.
Ses travaux ont retenus l'attention au Prix Picto de la mode et à la Bourse du Talent. Elle expose régulièrement en galerie et dans les festivals, en France et en Europe.

Prix

Lauréate du Prix Picto de la jeune Photographie de Mode (2ème prix) 2016
Finaliste de la Bourse du Talent Mode, 2014
Lauréate des 1x Awards, prix du jury dans la catégorie Fine Art Nude 2012
Site internet

Série  Wallflower

Wallflower est l’histoire d’une femme obsédée par son apparence. Un jour, le rouge pénètre dans sa vie. Elle décide de faire sienne la couleur intruse et la transfère à tout son environnement. Ainsi, son image, sa personnalité et son environnement ne font plus qu’un.
Mais le rouge s’invite dans les moindres détails, se fait oppressant. L’ennui laisse place au malaise. Egratignures ? Griffures ? L’imprimé fleuri finit-il par se retourner contre elle ? A moins que ce ne soit elle qui s’automutile, cherchant à se sentir vivante, à sentir son sang couler, à se prouver qu’elle n’est pas qu’un élément fondu dans le décor.

Wallflower est une série d’autoportraits. Inspirée par les travaux de Liu Bolin et de Cecilia Paredes qui ont tous deux travaillés sur le camouflage, à l’aide du bodypainting, l’idée ici était de recréer un décor en 3 dimensions, en le recouvrant entièrement de tissu. L’effet de profondeur, ainsi que la distance entre le personnage et son environnement s’amenuise au fur et à mesure que l’oppression augmente.
La série peut être observée comme une succession de diptyques, présentant à chaque fois une vue de face, et une vue par dessus, révélant ce qui restait caché de prime abord.