Marion BILLOU

Âgée de 21 ans, elle commence à s’intéresser à la photographie lorsque son grandpère lui offre son premier appareil photo, il y a 5 ans. Au début, seules sa soeur et son amie lui servent de modèles. Mais apparaît rapidement l’envie de photographier d’autres visages, d’autres regards. Le portrait devient une évidence.

«En général, mes modèles sont des inconnus mais les rencontrer derrière l’objectif me plaît beaucoup. Je choisis moi-même les visages que je souhaite immortaliser. Le seul critère : ils doivent m’inspirer. Les yeux sont importants, mystérieux, on dit qu’ils sont le reflet de l’âme, donnant naissance à l’émotion. Je suis assez d’accord et j’adore me noyer dans chacun de ces regards. Je crée des choses que je souhaite voir, que je souhaite toucher et approcher. Je plonge mes modèles dans des lieux et des univers que je veux respirer et qui me font rêver. Parfois je crée des images reflétant le réel, d’autres avec quelques divagations. Mais toujours avec une touche de mystère.»
A vous de vous perdre dans leurs regards …

marionbillou.com


L’exposition

«Cette série est nourrie de ma curiosité. Je reste au cours de sa réalisation, étonnée à chaque rencontre. Dans la rue quand on croise des jumeaux, on ne peut pas se permettre de trop les dévisager voire de les interroger. La photographie a été pour moi un moyen de me rapprocher d’eux. Depuis toujours, les jumeaux provoquent une grande fascination sociale. Nous sommes tous surpris et émerveillés par ce phénomène et par leur ressemblance parfois si troublante pouvant entraîner certaines inquiétudes. C’est pourquoi nous cherchons à les dissocier».

 

« On s’est construite à deux et c’est difficile de trouver un équilibre entre vie de couple et relation fusionnelle. Pour ma part, ça a été le plus dur de me détacher de ma soeur. Elle me manquait plus que mon petit ami. C’est d’ailleurs pour ça que je l’ai quitté. Je n’étais pas prête à lui consacrer du temps. Comment percevons-nous la vie, nos relations, nos faits et gestes, nos choix personnels et professionnels ?"
Texte inspiré des mots du psychologue Fabrice Bak et des multiples photographiés.