Serge ASSIER

Serge Assier, photographe autodidacte, vit et travaille à Marseille. Il est le parrain du festival 2016.

Berger à 14 ans, reporter photographe pour l’agence Gamma à 28 ans, puis pour le Provençal aujourd’hui La Provence, VSD et plusieurs autres journaux, il n’a cessé de consacrer sa vie à la photographie.
 

A ce jour, il a créé une vingtaine d’expositions photographiques et littéraires, participé à de nombreuses expositions collectives, collaboré à plusieurs parutions littéraires, tenu de multiples conférences à travers le monde, édité un grand nombre d’ouvrages de photographie.

Il a été également lauréat de plusieurs prix dont le prix Jean Roque en 2000. Entré dans le Who’s Who In France en 2003.

Certaines de ses œuvres ont été intégrées dans le fonds de collections publiques et privées, notamment la bibliothèque Nationale de France.
 

www.sergeassier.com

 

Extrait biographique de Jean Kehayan
Journaliste et essayiste

"Serge Assier construit son travail autour de ses envies, et ne peut pas appuyer sur le déclencheur de son appareil s'il n'est pas immergé corps et âme dans un lieu. L’originalité de ses reportages, c’est d’avoir « laissé être » ses êtres humains. Il lui faut non seulement capter les atmosphères mais aussi les points intimes où vivent les sujets qu'il va imprimer dans sa rétine argentique. C'est un photographe-monde qui sillonne sans fin la planète comme s'il craignait qu'une atmosphère lui échappe.

Le voici donc à Venise pour des images bien éloignées de clichés touristiques. En Chine, le cadre exotique sert de prétexte à fixer des visages, des dos qui peinent ou des attitudes contraintes par la propagande. D'Anvers à Barcelone, de Rabat à Berlin, de la Corse à Tunis, de Rome à Salonique, ou de Porto à la région de Lorraine, en passant par Marseille, sa ville, le photographe a fixé les détails qui reflètent l'universel de la joie et de la peine des hommes. Ses images bien construites nous prennent par la main pour nous conduire insensiblement vers, précisément, le sensible, en toute simplicité et en une symphonie de noirs, de blancs et de gris.

 

On est loin, pour autant, de la photographie documentaire qui se piquerait de sociographie : la joie de vivre qui éclate dans ses images ne serait pas discernable par la rigueur scientifique. Mais, il s’agit pourtant bien d’une connaissance à part entière ; une connaissance sensible des hommes et de leur milieu, que le reporter déploie comme une poétique visuelle qui renouerait avec le sens le plus ancien du mot de théorie. Mais aussi de ses amitiés sincères.

Ces poèmes photographiques révèlent des nudités dont seules les déesses savent encore se parer… Et ce rêve fragmenté nous renvoie, dans un grand élan de liberté, au monde des origines, aux sources lustrales de la poésie."